symplonie automnale

La place du marché dévolue aux plants auraient dû être débaptisée ce matin là Place fleurie, elle arborait un air de fête que rehaussaient les centaines de pots dont les teintes superbes composaient un camaïeu éblouissant!
On avait d'ailleurs de la peine, tant le soleil était resplendissant et un brin coquin sur mon objectif, de croire que la Toussaint était dans trois jours!
On peut ergoter sur l'esprit commercial que représente cette journée du souvenir mais on ne peut être qu'admiratif en contemplant cet étalage de teintes et d'harmonie florale réalisé par les jardiniers!
Le petit Rémi ne peut me contredire tant ces fleurs le laissent rêveur…

le commerce se faisait discret ce matin là et toujours ce soleil mutin…

Pourtant la nature n'est pas en reste en cette saison aux teintes de feu, elle rivalise sans mal avec ces compositions bariolées et savantes, le pommier du japon semble exploser, tandis que le saule pleureur plus discret impose un charme désuet, le bouleau est dépouillé et l'ensemble est tout en contraste…

La vigne pourrait mériter le nom de vierge dépouillée car les vendangeurs l'on délestée de ses lourdes grappes, elle conserve malgré cette ponction une fierté, exubérance hélas éphémères car bientôt les vents arracherons cette parure rubescente!

Que dire du sorbier des oiseaux? son port altier et éblouissant tranche l'azur du ciel sur les hauteurs du val d'Azun qui n'a jamais mieux mérité son nom!

Pour achever cette symphonie colorée j'ai trouvé que le charme de la haute futaie conviendrait parfaitement, les parfums d'humus du sous-bois révèlent au promeneur attentif la surprise de la tête noire du bolet ou tout simplement la douceur de cet après-midi automnal alors qu'une légère brise agite les ramures…
