Si les chemins pouvaient parler…

Evocation de la France rurale d'autrefois, ces chemins creux sont une invite à la rêverie, nos parents les empruntaient pour toutes leurs activités, le bitume était réservé aux routes nationales et dès qu'on avait quitté le goudron c'était l'aventure…
on traversait la place du village bien souvent en cherchant à éviter les bouses laissées par les troupeaux partis au pacage,
puis c'était le sous-bois…

un paradis de calme et de cueillette, nos parents exploitaient les ressources naturelles, la cueillette était souvent l'un des moyens d'améliorer le quotidien, l'automne était la saison propice, tels les écureuils on préparait les provisions pour l'hiver, les scieurs oeuvraient également dans l'épaisseur des forêts, le bois constituait la seule énergie pour approvisionner l'âtre…

on garde souvent l'image d'épinal du bûcheron et de sa cognée pour parler de l'abattage, plus près près de nous on combinait la hache pour entamer le tronc et provoquer sa chute à un endroit déterminé mais ensuite le passe-partout entrait en action!
le chuintement de la lame venait seul troubler le calme de la futaie, travail monotone et patient qui nécessitait bien souven tdes cordes pour éviter le coincement de la lame!
aujourd'hui la tronçonneuse rugit dans les bois, effrayant la faune mais imposant une efficacité redoutable!

le bruit chasse les images d'hier tel les oiseaux effarouchés par le « progrès »!
La nostalgie n'est plus ce qu'elle était…