Plein les yeux!
Partir vers les cols en suivant la route buissonnière, loin de la foule, est l'un des privilèges du cycliste, par contre il ne faut pas craindre d'emprunter des chemins tortueux, mal « revêtus » et surtout plus pentus!
La vue sur la vallée de Lesponne, dominée par la silhouette fière du Montaigu, seigneur des lieux, est la première récompense, la luminosité est exceptionnelle en cette saison et malgré un ciel « laiteux » les sommets ont une netteté propre à cette saison de lumière…

Lorsque l'on quitte l'itinéraire habituel par la vallée de la Seoube, on vient buter sur le « Sarrat de Gaye », étymologiquement colline isolée, le Sarrat représente une montée abrupte, redoutable, mais le spectacle de la futaie, que l'allure modérée distille, témoigne que le hêtre est le prince de ces bois!
Seule ombre à ce tableau somptueux l'absence de ces têtes noires qui rehaussent le charme de la forêt!

Petite interruption du passage de la forêt, le point de vue sur la vallée de Gripp, qui part vers le Tourmalet, vous coupe le souffle, à moins que ce ne soit le pourcentage! en tout cas une petite halte-photo est ici la bienvenue!

Le sommet de la « colline » est proche, les bouleaux sont venus interrompre le règne roux du hêtre, leur couleur vert-or apporte une touche de paix et de sérénité, contraste avec la teinte violacée des sommets qui surplomblent la vallée sauvage du Tourmalet, tout est ici, harmonie, douceur et volupté…

Un tableau pastoral s'imposait pour accentuer l'impression de paix et de douceur, ce sont les derniers jours de pacage, déjà les remorques ont commencé leur transfert du bétail vers la vallée,
les chevaux paissent, sans se douter que, demain peut être, ils retrouveront la plaine de l'Adour, la grisaille de l'écurie mais pour le moment ils profitent de cette herbe grasse et parfumée, le paysage leur paraît banal, carpe diem…

la route parcourt maintenant un balcon naturel, belvédère remarquable sur la vallée de la Séoube, paresseuse elle invite à contempler et à rêver, une halte pour fixer ce paysage d'éternité: nature préservée, la fougère, les genets « piquants », un peu d'herbe subsiste encore, les troupeaux de moutons l'on tondue ras,
un changement de temps est annoncé, cela rend ces images d'autant plus précieuses!

Le houx semble frappé de maladie, les feuilles d'un vert profond l'ont abandonné, souvenir d'enfance lorsque nous improvisions des moulins en soufflant sur ces feuilles piquantes maintenues entre le pouce et l'index, le frôlement soyeux de la brise sur la feuille dentelée…
La hampe reste fleurie et témoigne de la résistance de cet ex-feuillu. L'automne serait-il une saison de déclin? pourtant les paysages grandioses traversés semble infirmer mes dires!

Aurais-je besoin d'ajouter un commentaire?
Très belles photos, mais comment j'ai fait moi pour ne pas venir plus souvent sur ton blog.
Bonne journée
Didier
Salut,
c'est vrai que je peux apporter une réponse cohérente à ta désaffection, il a fait un temps merveilleux sur les Pyrénées et ces photos en témoignent!
maintenant voici venu le temps de cochon et ils sortent!
non c'est encore une « plaisanterie » que l'on prête à cet animal qui ne mérite pas autant de propos « discourtois » tant est belle et bonne sa vie!
allez à la prochaine!
Dédé