Octobre rouge?
Poursuivons notre promenade non loin des rives de Garonne, les collines offrent ici un ondoiement très doux, loin des aspérités agressives des Pyrénées proche, on se laisse bercer par la rondeur des formes et l'harmonie des couleurs propres à cette saison, au détour d'un chemin creux les teintes de cette vigne sont à la fois extraordinaires et vaguement inquiétantes…

Ces travées n'évoquent -elles pas un fleuve de sang?
La verdeur des allées n'arrive pas à atténuer la prééminence du pourpre, couleur dominante et évocatrice de périodes sanglantes, les artistes ne s'y sont d'ailleurs pas trompés en incluant cette couleur dans les titres de leur oeuvre pour traduire les pages de guerre ou de drame, entre le rouge et le sang, le pas est vite franchi!
Est-ce un champ de bataille ci-dessous? quelques friches sanglantes?

On peut citer:
« Les amandiers fleurissaient rouge » de Christian Signol évoque la guerre civile espagnole, conflit sanglant s'il en fut entre la partie « rouge » et « blanche » d'un même peuple, remarquablement illustré par la chanson « Maria » de Jean Ferrat!
« L'Etude en rouge » de Conan Doyle, mais surtout les aventures du célèbre détective Sherlock Holmes qui nous fait pénétrer dans l'univers sombre des venelles du Londres du XIX ° siècle, envoûtante et menaçante cette plongée dans les bas-fonds!
Je drapeau rouge souvent symbolique d'un danger sur la route, est aussi la couleur révolutionnaire, celle des bolcheviks chassant les tsars!
le rouge et le noir s'associent pour représenter le sang et le deuil dans le drapeau anarchiste!
les incendies de Rome et de Moscou entre autres sont témoignage de la folie destructrice humaine!
Couleur ambivalente parfois, elle symbolise l'accueil chaleureux d'un feu de cheminée après une journée passée dans la froidure!
La passion amoureuse extrême, le désir ardent comme un incendie!
En fait ce n'est pas une teinte neutre,elle ne peut laisser personne indifférent, surtout pas le photographe à l'affût de contrastes saisissants comme ci-dessous…

Elle triomphe ici et écrase de sa splendeur les arbres environnants!
Par contre elle va s'avérer ephémère et laisser bientôt la place à des branches dénudées, comme dans bien des histoires cette prédominance est dérisoire et fragile!
La nature est quand même bien faîte, cet effeuillage hivernal préserve les forces de l'arbre qui renaîtront au printemps dans des teintes plus douces « fonceront » en été pour s'étaler en une future symphonie automnale !
l'éternel renouveau des saisons …
Je passe te souhaiter un bon week-end.
J'espère que tu es en pleine forme.
J'adore Sherlock Holmes et j'habite à quelques kilomètre de chez Jean Ferrat mais d'après ce que j'en sais il est pas l'homme de ces chansons.
Bien à toi.
Florel.
Bonsoir,
Donc tu es Ardéchoise, je me souviens d'un séjour très court dans ton pays, j'aime les châtaignes c'est déjà un critère! j'en fait griller souvent! une occasion aussi de se rencontrer avec les amis, les parents, les voisins!
sinon pour Jean Ferrat ce que j'en sais c'est par la presse, j'aime beaucoup ses chansons, la Montagne est l'une de mes préférés, mais aussi « Nuit et brouillard »…
j'ai beaucoup lu et aimé Sherlock Holmes dans ma jeunesse, sa façon d'analyser et de débrouiller les énigmes me fascinaient et puis avec le temps l'intérêt s'émousse…
bisous!
Dédé