Posted by humeur on nov 5, 2009 in
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Il nous arrive parfois de quitter les paysages pyrénéens pour les rives de la Garonne, la famille a essaimé et donc, parfois,nous émigrons vers la plaine…
Nos enfant ont la chance d'habiter près du canal du Midi, cela les change des torrents de leurs montagnes natales mais ils n'ont pas perdu au change tant ce site dégage un charme indéfinissable!

Imaginez vous, baguenaudant au soleil couchant, dans un paysage d'une telle plénitude, la journée traîne encore dans les langueurs automnales, vous venez de quitter le périphérique toulousain et souhaitez retrouver un peu de sérénité…
Quoi de plus délassant que le clapotis de l'eau, ici elle n'est pas pressée , elle « prend son temps, paresse, laisse les platanes se mirer à loisir dans ce miroir limoneux, de temps en temps un ploc vient troubler cette tranquillité, un poisson vient de « moucher »!
Ube poule d'eau au criaillement caractéristique vient troubler un instant votre rêverie, quelques cols-verts barbotent près d'une habitation!
Ce n'est pas le pêcheur qui scrute d'un air désabusé un bouchon inerte qui va déclencher une alerte au son déchirant! songe t-il à une pêche miraculeuse?
vous croisez de temps en temps quelques promeneurs, marcheurs, cyclistes, un salut discret ou ou aucune réaction s'il est absorbé par des pensées qui le déconnectent de la réalité!
Quelquefois une pénciche descend avec majesté le flot tranquille, vous comprenez alors l'utilité antérieure du chemin que vous empruntez, destiné aux chevaux de traits qui assuraient le hâlage des chalands.
Vous pensez: » ce devait-être bien lent ce cheminement… »
Vous replongez alors inconsciemment dans une civilisation où la vitesse est le mâitre mot, mais aussi accompagnée du bruit qui est devenu naturel!
Tiens une écluse!

Pourquoi diable cette vision est-elle associée à un bruit d'appareil de projection?
tout simplement parce que la mémoire se projette vers ces samedis après-midi de la « communale » où nous avions droit régulièrement au cinéma « pédagogique », un bruit de fon caractéristique à cet antique projecteur! la fonction de l'écluse était disséquée, analysée jusqu'à plus soif!
Nous la subissions avec un certain stoïcisme, attendant surtout la récompence les « Charlot » pour manifester notre joie et notre excitation !
Mais si l'écluse revient dans mes souvenirs, elle est ici magnifiée par un environnement exceptionnel, dommage que les films de la cinémathèque aient été en noir et blanc!
Je reviens toujours de ces promenades l'esprit apaisé et je me suis laissé dire que les croisières sur les canaux constituaient des vacances formidables, alors peut-être qu'un jour…
je vous exposerai le principe de l'écluse!
Mots-clefs :charme automnal
Posted by humeur on nov 4, 2009 in
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Je ne sais pas vous, mais pour ma part parcourir les allées du cimetière ne me déplaît point, outre le culte du souvenir de la famille c'est aussi une façon de se remémorer au gré des pierres le souvenir de disparus.
J'ai vite fait le tour des tombes du petit cimetière qui jouxte l'église du village, comme je suis « étranger » c'est l'occasion de demander à mon épouse quelques détails ou anecdotes sur telle personne que je n'ai pas connue de son vivant!
Le cimetière de ma ville natale est plus riche de « rencontres » de par l'importance de la cité et donc du nombre de défunts, le site est exceptionnel, ce qui est un plus pour se promener, par temps clair la masse imposante et altière du Pic du Midi impose sa majesté aux sommets voisins, j'ai déjà vanté la luminosité des journées d'automne, elle s'illustre ici de façon éclatante dans la douceur vespérale!
Point de départ de la vallée du Haut Adour Bagnères ne pouvait guère choisir de cadre plus extraordinaire pour honorer ses morts!
Par contre les pionniers n'avaient guère prévu une telle « affluence » et les dernières allées sont plutôt étroites, la place semble chère et il faut avancer tel un funambule sur un fil pour accéder à certain caveaux!
Il faudra sans doute décentraliser et créer un autre lieu de souvenir à moins que la crémation, de plus en plus adoptée, ne vienne résoudre le problème!
Mais entamons notre pérégrination,notre entrée par une porte latérale me fait croiser la tombe d'un ancien élève, il a choisi une méthode « radicale » pour mettre fin à une existence qui lui semblait sans issue, une photo, des témoignages, sentiment d'impuissance devant cette volonté qui laisse ses proches désemparés, quelques souvenirs qui affleurent…
Parfois je découvre un nom qui fait remonter des images que je croyais enfouies au creux de la mémoire, celle-ci semble parfois infinie, d'autres fois courte, surtout quand je cherche les lunettes! les souvenirs du long terme sont dans l'ordre logique des choses…
Le hasard des emplacements de caveaux fait côtoyer le nôtre avec celui de ma cousine, son père me revient avec beaucoup de netteté, personnage très discret je ne l'ai guère vu lors de mes visites, fréquentes dans cette lointaine enfance, esquisser des propos plus haut l'un que l'autre, il faisait partie de ces personnes sans histoire qui prennent le chemin du travail sans rechigner, se fondant dans la grisaille de l'aube.
Monsieur tout-le-monde qui avait un jardin secret: la pêche, il se tenait les jours de congé sur les bords de l'Adour, taquinant la truite au dessous du pont de Gerde il trouvait là un but, une raison de vivre qu'il cultivait avec passion
Je l'évoque souvent en sortant de Bagnères lors de mes balades vers les cols, petit hommage à un humble, maillon de la longue chaîne humaine, qui le méritait bien.
Quand je vous disais que les cimetières sont riches d'histoire!bien d'autres mériteraient d'être contées mais ma mémoire s'effiloche ce matin et je suspends mes propos… à une autre fois!
Mots-clefs :culte et promenade
Posted by humeur on nov 3, 2009 in
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Si, depuis Payolle, vous délaissez la route surfréquentée du col d'Aspin et prenez une autre plus confidentielle sur la droite vous entrez dans un paradis naturel qui vous laissera rêveur et comblé!
La hourquette, petite fourche en patois local, de par la forme du passage entre les deux vallées, offre un espace naturel digne des plus beaux parcs, suivez moi dans cette quête de la beauté…

Peux t-on imaginer pareille harmonie de couleurs et de contrastes sinon sur la palette du génial créateur de ces lieux idylliques?
L'automne est présent, cette branche morte l'atteste, mais les épineux résistent encore à ce futur endormissement tout comme les résineux en toile de fond…

Nous avons déploré d'être venu un peu tard, le premier gel et le vent ont arraché la dépouille cuivrée des hêtres, ce tapis roux le confirme, l'hiver approche et a déjà semé une fine pellicule de talc sur le prestigieux massif de l'Arbizon, cela ne le vieillit pas, bien au contraire, mais accentue sa stature patriarcale!

Le temps semble suspendu, malgré la date avancée une brise douce vient caresser nos fronts, l'heure est propice au pique-nique dans une mi-ombre qui nous permit de goûter à cet instant voluptueux, point de bruit , sinon le gargouillis du ruisseau proche…

Une branche de houx en premier plan, un sentier discret qui sinue sur le pâturage, les pas étouffés par cette moquette naturelle, quand je vous disais que nous touchons à un paradis avec toujours en toile de fond la montagne amicale en ce jour paisible!

J'aime bien le cynorrhodon et si son nom de gratte-cul est peu seyant il n'en renferme pas moins des trésors telle de la vitamine C en abondance!
Si vous avez la patience de confectionner des confitures du fruit de l'églantier ce sera une assurance anti-grippe pour cet hiver!
La balade se termine mais nous pensons bien revenir très bientôt dans ce site enchanteur et préservé!
Mots-clefs :loin du bruit
Posted by humeur on nov 2, 2009 in
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Partir vers les cols en suivant la route buissonnière, loin de la foule, est l'un des privilèges du cycliste, par contre il ne faut pas craindre d'emprunter des chemins tortueux, mal « revêtus » et surtout plus pentus!
La vue sur la vallée de Lesponne, dominée par la silhouette fière du Montaigu, seigneur des lieux, est la première récompense, la luminosité est exceptionnelle en cette saison et malgré un ciel « laiteux » les sommets ont une netteté propre à cette saison de lumière…

Lorsque l'on quitte l'itinéraire habituel par la vallée de la Seoube, on vient buter sur le « Sarrat de Gaye », étymologiquement colline isolée, le Sarrat représente une montée abrupte, redoutable, mais le spectacle de la futaie, que l'allure modérée distille, témoigne que le hêtre est le prince de ces bois!
Seule ombre à ce tableau somptueux l'absence de ces têtes noires qui rehaussent le charme de la forêt!

Petite interruption du passage de la forêt, le point de vue sur la vallée de Gripp, qui part vers le Tourmalet, vous coupe le souffle, à moins que ce ne soit le pourcentage! en tout cas une petite halte-photo est ici la bienvenue!

Le sommet de la « colline » est proche, les bouleaux sont venus interrompre le règne roux du hêtre, leur couleur vert-or apporte une touche de paix et de sérénité, contraste avec la teinte violacée des sommets qui surplomblent la vallée sauvage du Tourmalet, tout est ici, harmonie, douceur et volupté…

Un tableau pastoral s'imposait pour accentuer l'impression de paix et de douceur, ce sont les derniers jours de pacage, déjà les remorques ont commencé leur transfert du bétail vers la vallée,
les chevaux paissent, sans se douter que, demain peut être, ils retrouveront la plaine de l'Adour, la grisaille de l'écurie mais pour le moment ils profitent de cette herbe grasse et parfumée, le paysage leur paraît banal, carpe diem…

la route parcourt maintenant un balcon naturel, belvédère remarquable sur la vallée de la Séoube, paresseuse elle invite à contempler et à rêver, une halte pour fixer ce paysage d'éternité: nature préservée, la fougère, les genets « piquants », un peu d'herbe subsiste encore, les troupeaux de moutons l'on tondue ras,
un changement de temps est annoncé, cela rend ces images d'autant plus précieuses!

Le houx semble frappé de maladie, les feuilles d'un vert profond l'ont abandonné, souvenir d'enfance lorsque nous improvisions des moulins en soufflant sur ces feuilles piquantes maintenues entre le pouce et l'index, le frôlement soyeux de la brise sur la feuille dentelée…
La hampe reste fleurie et témoigne de la résistance de cet ex-feuillu. L'automne serait-il une saison de déclin? pourtant les paysages grandioses traversés semble infirmer mes dires!

Aurais-je besoin d'ajouter un commentaire?
Mots-clefs :nature somptueuse
Posted by humeur on nov 1, 2009 in
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« la meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de … travailler! »
On peut parfois travailler du chapeau
« Quand le moment est venu, l'heure est arrivée »
à condition que ce ne soit pas le changement d'heure!

« Même en avion nous sommes tous dans le même bateau! »
Pourquoi pas si l'on choisit un porte-avion ou un hydravion? » le propos est défendable!

Un spécialiste des phrases culte en voici deux
« je n'en ai pas discuté avec personne, mais c'est la position de mon parti! »
Pensée unique?
« Nous autres communistes , nous avons une position claire, nous n'avons jamis changé, nous ne changerons jamais, nous sommes pour le changement ! »
Une phrase faisait l'unanimité politique alors : « le changement dans la continuité, » ce devait être cela!

« IL vaut mieux se laver les dents dans un verre à pied que de laver les pieds dans un verre à dent »
Ce Georges Bidault qui fut président du conseil, ne manquait pas d'esprit, par contre je le soupçonne d'avoir eu Pierre DAC comme conseil…ler technique!
on pourrait presque l'accuser de plagiat du fameux créateur de « 'l'Os à Moelle »!

« Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints »
Encore une raffarinade, dommage que le règne de Raffarin ait été aussi bref, bref mais intense!
la ligne est très longue, j'ai été obligé de trancher dans le vif!
Posted by humeur on oct 31, 2009 in
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Evocation de la France rurale d'autrefois, ces chemins creux sont une invite à la rêverie, nos parents les empruntaient pour toutes leurs activités, le bitume était réservé aux routes nationales et dès qu'on avait quitté le goudron c'était l'aventure…
on traversait la place du village bien souvent en cherchant à éviter les bouses laissées par les troupeaux partis au pacage,
puis c'était le sous-bois…

un paradis de calme et de cueillette, nos parents exploitaient les ressources naturelles, la cueillette était souvent l'un des moyens d'améliorer le quotidien, l'automne était la saison propice, tels les écureuils on préparait les provisions pour l'hiver, les scieurs oeuvraient également dans l'épaisseur des forêts, le bois constituait la seule énergie pour approvisionner l'âtre…

on garde souvent l'image d'épinal du bûcheron et de sa cognée pour parler de l'abattage, plus près près de nous on combinait la hache pour entamer le tronc et provoquer sa chute à un endroit déterminé mais ensuite le passe-partout entrait en action!
le chuintement de la lame venait seul troubler le calme de la futaie, travail monotone et patient qui nécessitait bien souven tdes cordes pour éviter le coincement de la lame!
aujourd'hui la tronçonneuse rugit dans les bois, effrayant la faune mais imposant une efficacité redoutable!

le bruit chasse les images d'hier tel les oiseaux effarouchés par le « progrès »!
La nostalgie n'est plus ce qu'elle était…
Mots-clefs :histoire
Posted by humeur on oct 30, 2009 in
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La place du marché dévolue aux plants auraient dû être débaptisée ce matin là Place fleurie, elle arborait un air de fête que rehaussaient les centaines de pots dont les teintes superbes composaient un camaïeu éblouissant!
On avait d'ailleurs de la peine, tant le soleil était resplendissant et un brin coquin sur mon objectif, de croire que la Toussaint était dans trois jours!
On peut ergoter sur l'esprit commercial que représente cette journée du souvenir mais on ne peut être qu'admiratif en contemplant cet étalage de teintes et d'harmonie florale réalisé par les jardiniers!
Le petit Rémi ne peut me contredire tant ces fleurs le laissent rêveur…

le commerce se faisait discret ce matin là et toujours ce soleil mutin…

Pourtant la nature n'est pas en reste en cette saison aux teintes de feu, elle rivalise sans mal avec ces compositions bariolées et savantes, le pommier du japon semble exploser, tandis que le saule pleureur plus discret impose un charme désuet, le bouleau est dépouillé et l'ensemble est tout en contraste…

La vigne pourrait mériter le nom de vierge dépouillée car les vendangeurs l'on délestée de ses lourdes grappes, elle conserve malgré cette ponction une fierté, exubérance hélas éphémères car bientôt les vents arracherons cette parure rubescente!

Que dire du sorbier des oiseaux? son port altier et éblouissant tranche l'azur du ciel sur les hauteurs du val d'Azun qui n'a jamais mieux mérité son nom!

Pour achever cette symphonie colorée j'ai trouvé que le charme de la haute futaie conviendrait parfaitement, les parfums d'humus du sous-bois révèlent au promeneur attentif la surprise de la tête noire du bolet ou tout simplement la douceur de cet après-midi automnal alors qu'une légère brise agite les ramures…

Mots-clefs :nature retrouvee
Posted by humeur on oct 29, 2009 in
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Moins médiatisé que son cousin le chamois Alpin il différe par une élégance que le chauvinisme pyrénéen ne peut qu'exacerber!
C'est sans doute l'un des animaux qui fait le plus rêver par son allure de seigneur, la foulée apparemment facile qui le voit défier les lois de la pesanteur et démarrer sans effort apparent sur les pentes les plus abruptes!
Une des explications physiologiques avancée est un coeur de 380 grammes alors que le nôtre pèse 250 grammes!
Pourtant un jour nous crûmes bien que notre fils aîné, dans sa vingième année, allait faire la pige à cet extra-terrestre! c'était près du Lac Bleu, il l'aperçut à une centaine de mètres semblant le narguer, un démarrage puissant de notre héritier provoqua la fuite présomptueuse du caprin, il choisit de couper au plus court, mal lui en prit car il s'empêtra si bien dans un massif de rhododendron qu'il chuta sur le sentier qu'l venait de quitter, notre fils se raprochait mais l'animal d'un coup de rein fut sur ses pattes et d'un bond s'enfuit sur la sente!
Sinon l'afflux de touristes semble l'amadouer et il se rapproche bien souvent du chalet de la Fruitière au dessus de Cauterets, en gardant toutefois une distance convenable, celle ci est mise en profit par les zoomeurs pour rapporter quelques futurs fonds d'écrans…
Il fut menacé, sinon d'extinction du moins de raréfaction il y'a une cinquantaine d'années l'effet conjugué d'épizootie kéra-conjonctivite et de braconniers le fragilisa!
Quelques mesures drastiques et une auto-résistance insoupçonnée à la conjonctivite le firent proliférer, on compte actuellement 50 000 isards inégalement répartis sur la chaîne, sa longévité est accrue dans le Parc National ou elle frise les 12 ans, les autres lieux soumis à la chasse voient chuter son espérance de vie à… 3 ans, certains atteignent l'âge vénérable de 22 ans!
Hormis ces considérations chiffrées il demeure un seigneur qui nous nargue bien souvent d'un éperon rocheux, il partage avec l'aigle et le vautour cette solitude que quelques alpiniste tentent de lui contester !
Merveille d'élégance, de souplesse, de pied sûr il reste une figure emblématique de la montagne pyrénéenne et fournit toujours un coup au coeur quand on le capture au bout des jumelles ou à l'extrêmité d'un objectif il ne reste plus qu'à utiliser le logiciel ad hoc pour obtnir le poster de vos rêves!
Mots-clefs :animaux
Posted by humeur on oct 28, 2009 in
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Architecture austère que celle de l'église d'Orignac!c'est l'un des rares édifices religieux de la région à proposer quatre clochetons qui ceignent le clocher principal!A l'image de celui plus célèbre du village de Beaudéan, dont me revient la plaisanterie enfantine: « cinq clochers, dont quatre sans cloche! »
Elle semble braver les siècles et on la devine prête à s'opposer à d'éventuels envahisseurs, sa position dominante est un remarquable belvédère sur la chaîne pyrénéenne, en cette journée somptueuse elle veillait paisible sur la communauté!
A l'image des murs du cimetière qui laissent s'échapper cette inflorescence rubis on se plait à parcourir les rues agrestes et sinueuses!

Nous nous éloignons de la place principale pour emprunter un sentier d'abord goudronné il se pave ensuite, sinon de bonnes intentions, du moins de pierre pour nous mener vers le piémont tout auréolé des premières parures automnales…
le spectacle est à couper le souffle et donc je pose ma plume pour admirer le miracle de la nature, peu de mots sont capables de traduire cette beauté…




Pourtant le plus beau tableau est celui proposé par deux gamins lâchés dans cette nature intacte, qui nous régaleront de leurs réparties et nous laisseront un souvenir inoubliable de cette journée royale!

Mots-clefs :coteaux
Posted by humeur on oct 27, 2009 in
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J'aime bien l'affiche…
Elle représente une partie d'enfance, celle du cinéma de quartier où tout comme dans la « dernière séance » j'allais voir Gary COOPER jouer dans « le train sifflera trois fois », me reviennent tous les détails de ce film-culte, le justicier abandonné par tous les pleutres de la ville, le beau visage de Grace Kelly et en arrière fond la célèbre musique « si toi aussi tu m'abandonnes… »
grand moment de cinéma que je suis allé voir plusieurs fois, il n'y'avait pas la télé et gamin je profitais de passage gratuit, je connaissais l'ouvreuse…
L'affiche est donc alléchante, la distribution intéressante mais je me méfie de ce genre de film censé adapter un héros populaire à l'écran!
Tout comme Laurent Bignolas qui avait invité l'acteur réalisateur Albert DUPONTEL et qui s'excusait de n'avoir pas vu son film je vais essayer de critiquer une oeuvre sans l'avoir vu!
D'abord j'ai lu dans « version Fémina » beaucoup d'éloges sur ce film et j'ai quelques doutes souvent sur l'impartialité et la qualité des commentaires de cet hebdomadaire un brin flagorneur,
par contre j'ai apprécié la photo de Lucky Luke avec sa tendre moitié,je me suis empressé de la croquer

Je trouve que les deux personnages ont un genre, un type bien particulier!une gueule comme on dit!
Mais est-ce suffisant pour faire le film de qualité que décrit la journaliste de Fémina!
Pourtant il y'a Daniel Prévost et Sylvie Testud que j'aime bien, les autres, en particulier Michaël Youn ont du mal à me faire « ciller un risorius! »
Je crains aussi que l'adaptation cinématographique ne trahisse l'esprit de la BD, en effet, pour les besoins de placer sa copine Alexandra Lamy, on a « sexué » Lucky Luke, cow-boy parfaitement mysogine, mais allez faire un film avec une intrigue sans amour et baisers sous les étoiles?
J'ai souvent été déçu par les livres portés à l'écran, pour moi la magie de la lecture est irremplençable, chacun crée en lisant son univers et la copie est souvent pâle et sans relief!
Enfin j'ai vu quelques extraits des films où s'illustra Jean Dujardin: « Brice de Nice » « OSS 117″… et le moins que l'on puisse dire est que ce n'est pas ma tasse de thé!
Dernière critique plus fiable à mes yeux que celle de Fémina: Eva Bétan sur France Inter qui a été plutôt sévère sur cette production!
Gageons pour terminer qu'elle remportera un beau succès en cette période de vacances de la Toussaint auprès du jeune public pour qui elle a été surtout programmée, sans oublier les fans de Jean Dujardin!
Mots-clefs :western